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Affaire MURRAY

"S’agissant de la décision obtenue par les fans de Mickaël JACKSON :  j’ai travaillé de manière désintéressée compte tenu du caractère exceptionnel de cette procédure.
Cette décision est une première mondiale." 
Me LUDOT Emmanuel

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Derrière l’affaire de la non-vaccination en France, l’industrie pharmaceutique pointée du doigt

Des parents originaires de l'Yonne ont comparu devant la justice pour "maltraitance", au motif qu'ils n'ont pas voulu faire vacciner leurs deux enfants contre le tétanos, la poliomyélite et la diphtérie, vaccins obligatoires en France. Le tribunal correctionnel d'Auxerre se prononcera le 7 janvier prochain sur une éventuelle requalification des faits, tandis que le parquet a d’ores et déjà réclamé une peine de trois mois de prison avec sursis contre chacun des époux.

C'est lundi dernier que les époux Larère comparaissaient devant le tribunal correctionnel d'Auxerre, après avoir refusé de faire vacciner leurs deux enfants contre la DTPolio (diphtérie, tétanos, et poliomyélite). En faisant ce choix, les deux parents se sont mis hors-la-loi et ne peuvent scolariser ses enfants. Le couple était initialement poursuivi pour "soustraction par un parent à ses obligations légales compromettant la santé (...) de son enfant", un délit puni jusqu'à deux ans d'emprisonnement et 30 000 € d'amende. Fin octobre, le tribunal avait décidé de rouvrir les débats, considérant que les faits pouvaient relever d'infractions contrevenant à des dispositions du Code de la santé publique, qui prévoit des peines plus légères : six mois d'emprisonnement au maximum et 3750 € d'amende, en cas de refus ou d'entrave à la vaccination. Au cours d'une brève audience, le vice-procureur de la République a requis une peine de trois mois de prison avec sursis à l'encontre des deux parents. "Je suis prêt à beaucoup de sacrifices pour ne pas jouer à la roulette russe avec mes enfants", affirme de son côté Marc, le père.

Samia et Marc Larère ont choisi de ne pas vacciner leurs deux enfants âgés de 15 mois et 3 ans après s'être sérieusement documentés sur la vaccination. Ils estiment que la vaccination entrainerait avec elle plus d’effets délétères que de point positifs. "Des études sérieuses prouvent que les vaccins peuvent rendre malades nos enfants à cause des adjuvants comme le mercure et l’aluminium qui sont dangereux", explique Samia Larère. Les deux parents ont exprimé leur souhait de voir leurs enfants traités par le seul vaccin qui ne contient pas les autres valences (soit un traitement préventif aux autres maladies que DTP, qui relaye notamment le combat de ceux qui réclament le retour sur le marché d'un vaccin DTP sans aluminium) qui n'est plus disponible sur le marché depuis 2008. Le seul disponible traite six maladies : diphtérie, poliomyélite, tétanos (DTP) mais aussi coqueluche, Haemophilus influenzae et hépatite B. Or, "les conséquences sur le système immunitaire immature des enfants (de ce vaccin) ne sont ni mesurées, ni maîtrisées", note Jean-Marc Dupuis, de Santé Nature Innovation.

En mars dernier, le couple avait déposé une Question prioritaire de constitutionnalité afin que le Conseil constitutionnel se saisisse de la question de la vaccination obligatoire, et statue sur la constitutionnalité de l’obligation. Les Sages avaient alors considérée que ce devoir était "conforme à l'exigence constitutionnelle de protection de la sant" Cet avis défavorable à l’encontre du couple ne l’a pas fait abandonner son combat. "Ils ne font pas dans l'anti-vaccin primaire, ils n'appartiennent à aucune structure, aucune secte. Les vaccins, d'accord, mais sans adjuvants", explique Me Emmanuel Ludot, leur avocat. "Je vais très certainement obtenir la saisine du Conseil constitutionnel pour savoir si l'on peut imposer un vaccin", a-t-il ajouté. Interrogée ce jeudi matin sur i-Télé la ministre de la Santé Marisol Touraine a souligné de son côté que "la vaccination contre la polio, c'est obligatoire. On oublie à quoi servent les vaccins. La polio a fait une réapparition en Syrie notamment"

La Ligue nationale pour la liberté des vaccinations a décidé de prendre parti pour le couple. Le milieu médical est quant à lui très partagé. "Actuellement, la polio réapparaît dans des pays où elle n’existait plus", constate le professeur Daniel Floret qui dirige le Conseil technique de la vaccination (organisme dépendant du Haut conseil de la santé publique). "On sait très bien que si on arrêtait les vaccinations, les maladies réapparaîtraient" Mais en septembre 2014, le Conseil technique de la vaccination a préconisé la levée de cette obligation. Car certaines épidémies, comme la coqueluche par exemple, sont aujourd’hui beaucoup plus graves et mortelles que la polio ou la diphtérie. La France est un des derniers pays d’Europe de l’Ouest à imposer certains vaccins – trois : la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. Des maladies devenues extrêmement rares, avancent les anti-vaccination. Cependant, cet état de fait a été permis par une vaccination massive. Malgré cette obligation, entre 3 et 5% des enfants ne sont pas vaccinés.

La ministre de la Santé Marisol Touraine a fait part ce jeudi de son inquiétude quant à une défiance croissante envers la vaccination, avant de lancer "un appel" pour qu'il n'y ait pas d'arrêt de vaccination en France. "Il y a un mouvement de personnes qui refusent par principe la vaccination au nom de la liberté. La liberté s'arrête là où commence la santé publique et la sécurité de l'ensemble de la population" Pour le pharmacien à la retraite Serge Rader, qui milite contre la survaccination française la situation est moins limpide : "Pour chaque vaccin en pénurie, il y a une réponse : l'injection combinée de 4, 5 ou 6 vaccins ! Ça a commencé en 2008, égrène-t-il, lors de la suppression du marché de DTP, fabriqué par Merieux. A l'époque, cette injection coûtait 9 € à l'assurance-maladie. Aujourd'hui, la seule réponse est l'Infanrix, qui coûte 40 €. Et au passage, on vous injecte le vaccin contre l'hépatite B, qui a des effets secondaires" Marc et Samia, adeptes des médecines douces, pointent également du doigt la "surpuissance" de l’industrie pharmaceutique.

Source : JOL PRESS

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