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Affaire MURRAY

"S’agissant de la décision obtenue par les fans de Mickaël JACKSON :  j’ai travaillé de manière désintéressée compte tenu du caractère exceptionnel de cette procédure.
Cette décision est une première mondiale." 
Me LUDOT Emmanuel

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Trois associations demandent le retrait du slogan anglais de Paris 2024

« Made for sharing » est le slogan officiel de la candidature de Paris aux jeux Olympiques de 2024. Des associations de défense de la langue française et leur avocat rémois attaquent ce choix.

Un lancement en grande pompe, le 3 février dernier, depuis l’esplanade du Trocadéro à Paris : « Made for sharing », le slogan officiel de la candidature de Paris aux jeux Olympiques 2024, a été projeté sur la tour Eiffel tandis qu’un feu d’artifice embrasait la vieille dame. Que du bonheur ? Pas tout à fait car l’annonce de ce slogan a aussitôt fait bondir certains politiques et linguistes.

Trois associations nationales de défense de la langue française ont ainsi décidé de déposer une requête ce mercredi 15 février pour demander que le slogan soit en langue française. Via leur avocat, le Rémois Emmanuel Ludot, ils ont saisi le Défenseur des droits qui n’est autre que Jacques Toubon, auteur il y a plus de vingt ans d’une loi de défense de la langue française. Les associations ont également écrit aux présidents du groupement d’intérêt économique de Paris 2024, Bernard Lapasset et Tony Estanguet pour faire la même demande. Dans le même temps enfin, leur avocat a déposé devant le tribunal administratif de Paris un référé suspension contre la décision d’inscrire ce slogan en anglais.

Dans leurs requêtes, les associations (Francophonie avenir, Pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française, l’Union nationale des écrivains de France) dénoncent ce qu’elles appellent « une insulte caractérisée à la langue française, à la francophonie, aux étrangers non francophones qui apprennent la langue à travers le monde ».

Le français, langue olympique

Au-delà du symbole, les associations basent leurs actions sur la fameuse loi Toubon de 1994 ainsi que la charte olympique. Pour la loi Toubon, c’est notamment l’article 14 qui est évoqué dans lequel il est précisé que « l’emploi d’une marque de fabrique, de commerce ou de service constituée d’une expression ou d’un terme étrangers est interdit aux personnes morales de droit public dès lors qu’il existe une expression ou un terme français de même sens ». Pour Paris 2024, il existe bien une version française, « Venez partager », mais qui n’apparaît pas ou prou dans la communication officielle.

Concernant la charte olympique, son article 23 indique que « les langues officielles du CIO sont le français et l’anglais », mais « en cas de divergence entre le texte français et le texte anglais de la Charte olympique et de tout autre document du CIO, le texte français fera foi, sauf disposition expresse écrite contraire ».

Le CIO, qu’on le veuille ou non, (…) c’est 80 % d’anglophones

Patrick Kanner, ministre des Sports

S’ils n’ont pas encore répondu directement à ces attaques (les courriers et requêtes sont partis ce mercredi), les responsables de Paris 2024 et le ministre des Sports ont déjà eu l’occasion de s’exprimer sur cette polémique autour du slogan en anglais. « Le CIO, qu’on le veuille ou non, (…) c’est 80 % d’anglophones », avait ainsi indiqué le ministre sur France Info la semaine dernière. « Le français et l’anglais sont les langues officielles des jeux Olympiques pour l’événement, pas pour la campagne. (…) Le français aussi fait partie de l’universalité. Mais il n’y a que 400-500 millions de personnes dans le monde qui parlent le français. C’est triste, c’est dommage, et c’est un combat. C’est le combat de la francophonie. Aujourd’hui, il faut être réaliste », a conclu le ministre. « Je n’ai pas envie, pour des raisons de forme, qu’il nous manque, sur un corps électoral de 90 personnes, le 13 septembre prochain à Lima, deux-trois voix comme ça s’est passé la dernière fois. »

Source : l'Union

LUDOT Emmanuel - Avocat

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